Le transhumanisme est le nouveau dada des deux nababs d’Internet et créateurs de Google Larry Page et Sergey Brin. Combattre et vaincre les maladies, éradiquer le cancer, reconstituer les organes endommagés, proposer l’immortalité…Mais le transhumanisme version Google suscite autant d’espoirs que de craintes.

Le transhumanisme, ou comment perfectionner l’humain

Combiner les nanotechnologies, la biologie, l’informatique et l’intelligence artificielle pour dépasser les limites naturelles de l’homme, le perfectionner, le rendre plus résistant face aux maladies et au vieillissement, voilà le principe du transhumanisme.

Le transhumanisme constitue en soi une avancée monumentale: diagnostiquer plus tôt les maladies génétiques ou liées à l’âge, remplacer les cellules et organes malades, combattre plus efficacement les tumeurs cancéreuses, vivre plus longtemps et dans de meilleures conditions de santé.

Ce mouvement né dans les années 50 est à présent porté par Google à grands coups de milliards de dollars à travers plusieurs partenariats et dans son laboratoire spécial, Google X Life Science. A sa tête : Raymond Kurzweil, le pape des transhumanistes.

Les axes de travail de Google

De nombreuses pistes sont à l’étude et sont même à un état d’avancement assez impressionnant.

Un homme bionique existe déjà : cet humanoïde est le nouveau champ de culture d’organes tels que le foie, le cœur, les poumons. Des cellules souches y sont cultivées pour à terme servir à un “vrai” humain en attente d’une greffe par exemple.

Les nanomédicaments sont une autre avancée majeure. Leur principe est de cibler très précisément la tumeur cancéreuse pour l’éradiquer plus rapidement et sans effets secondaires pour les autres organes. A cet égard, un brevet pour un bracelet anti-cancer vient même d’être déposé. Son but : repérer, cibler et attaquer les cellules cancéreuses.

Plus en amont, une prise de sang chez une femme enceinte permettra via un séquençage de l’ADN de savoir si l’embryon donnera naissance à un bébé futur porteur d’un cancer à l’âge adulte.

Les insuffisances cardiaques, le diabète, la maladie d’Alzheimer, le cancer comptent ainsi parmi les maladies qui ne devraient plus exister d’ici une cinquantaine d’années grâce aux recherches de Google.

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L’immortalité en ligne de mire et l’eugénisme pointé du doigt

Nous vivrons plus de 110 ans d’ici 2050, mais pour Google ce n’est pas assez.

Non, l’éden de Google n’est rien de moins que la vie éternelle… Comment ? en transférant, suite à notre mort, notre conscience sur des serveurs Google et en la réimplantant dans un nouveau corps cultivé en laboratoire à l’aide des fameuses nanotechnologies et cellules souches.

Mais cette recherche du perfectionnement biologique de l’être humain, ce refus de la fatalité du vieillissement et de la mort, la possibilité de choisir de garder ou non un enfant que l’on saura atteint de graves maladies et la promesse de la vie éternelle fait réapparaître le sombre spectre de l’eugénisme.

Car en intervenant de la sorte sur le patrimoine génétique de l’humain, c’est pour beaucoup un bien triste rappel de la recherche de “l’être humain parfait”. Avec toutes les dérives que cela suppose.

La science contre la conscience, l’humain contre la machine, le cerveau contre l’intelligence artificielle…l’éternel débat est relancé !

Le transhumanisme ne fait que commencer…