C’est le paradoxe de notre époque ! Si Internet pose parfois des frontières au sein du cercle familial, où chacun s’enferme derrière son écran, il n’en reste pas moins qu’il facilite les connexions et permet ainsi de faire voyager une idée ou d’élargir son marché à l’étranger. Ainsi, un grand nombre d’entreprises tentent, avec plus ou moins de succès, de s’exporter à l’international.

Néanmoins, les barrières culturelles et du langage existent toujours et il est nécessaire de s’adapter au marché que vous voulez conquérir, sous peine de ne pas réussir à vous imposer.

Si vous, ou l’un de vos collaborateurs, avez déjà séjourné dans le pays ciblé, cela peut faciliter les choses. S’il s’agit d’un pays anglophone, la barrière de la langue devrait vite être levée. Cependant, il n’en reste pas moins qu’il est préférable de ne pas partir trop confiant, sans analyser le marché et les consommateurs.

Nous travaillons avec plusieurs de nos clients à l’international. La réussite de nos stratégies webmarketing et de notre Community Management multiculturel tient à quelques éléments que nous avons appris au fil du temps.

Analyser le pays

Nous concernant, nous étudions toujours les parts d’utilisateurs par réseau social. D’un pays à l’autre, les chiffres peuvent être très différents. Plus encore, nous analysons ce que les consommateurs viennent y chercher. Là encore, les usages peuvent varier d’un pays à l’autre.

Si ce travail n’est pas fait en amont, vous risquez de vous épuiser sans atteindre les résultats escomptés. Souvenez-vous, il ne suffit pas d’être présent sur les réseaux sociaux pour obtenir de la visibilité et de la notoriété, il est nécessaire de construire une stratégie solide. Bien plus encore à l’international !

Savoir gérer le multiculturel

Le premier conseil : vérifiez que le nom de votre entreprise et ceux de vos produits ne revêtent pas une signification singulière dans la langue du pays visé. Dans ce cas, deux possibilités : soit vous vous implantez à l’étranger sous un autre nom, soit vous assumez totalement. Mais même dans le second cas, mieux vaut être informé par avance et, pourquoi pas, en jouer une fois sur place grâce à une communication décalée.

L’iconographie de la marque et sa charte graphique devraient être passées au crible également. Enfin, vérifiez vos slogans. Certaines marques choisissent de ne pas les traduire et de les laisser dans leur langue d’origine. Vous connaissez tous « Das Auto », abandonné par Volkswagen depuis la crise de 2015, ou encore le « Just do it » de Nike et le « Taste the feeling » adopté à l’international par Coca-Cola depuis janvier 2016.

Emporter une partie de ses racines à l’étranger peut améliorer votre image de marque. Encore faut-il connaître l’image de votre pays à l’étranger. Concernant Volkswagen, il s’agissait de rappeler la rigueur et la qualité Allemande, pour Coca-Cola nous sommes plus dans le rêve Américain et l’image « cool / Hollywood » que le pays renvoie.

Dans le cas d’une marque française, garder des éléments en français pourrait renvoyer à toutes sortes de valeurs : le glamour, le romantisme, le luxe, le goût des bonnes choses, … A contrario, vous pourriez véhiculer malgré vous une autre image s’y vous n’y prêtez pas attention : les grèves, l’aspect revendicateur et jamais content, …

Soyez vigilant !

Implantez-vous réellement dans le pays

Quand nous accompagnons nos clients à l’étranger, nous choisissons toujours des collaborateurs vivant dans le pays. D’une part la langue est totalement maitrisée, aucun risque de maladresse, d’autre part, ils sont imprégnés de la culture, ils connaissent l’actualité du pays et éventuellement celle sur laquelle il pourrait rebondir pour donner de la visibilité aux campagnes de communication.

Si vous n’avez pas la structure pour le faire, si votre entreprise est encore un peu jeune pour cela, n’hésitez pas à externaliser votre communication comme nos clients le font avec nous.

Traduire ou écrire ?

Vous le savez, le webmarketing passe dans la très grande majorité des cas par de la création de contenus. Si votre marque existe déjà depuis quelques années, il y a de fortes chances que vous ayez un site internet, que vous ayez déjà démarré un blog, peut-être créé quelques vidéos, etc.

Qu’allez-vous faire pour vous exporter ? Faut-il traduire ou adapter, créer un tout nouveau contenu ? Aujourd’hui, un internaute arrive très rarement sur la page d’accueil d’un site internet. Ses recherches sur Google le conduisent plus habituellement sur un article de blog ou une page qui répond à l’une de ses questions.

Aussi, il convient de penser chaque page comme une page d’accueil : quelle information l’internaute va t-il y trouver, quelle connaissance de la marque aura t-il a la fin de sa lecture, quel engagement est-ce que ma page propose pour créer un premier lien avec lui ?

Dès lors, une simple traduction pourrait ne pas être suffisante, tout dépend de votre marché et de vos produits. Une réécriture nous pourrait toujours plus adaptée, pour cibler plus efficacement vos nouveaux consommateurs et répondre à leurs attentes.

Conclusion

Evidemment, cet article est bien incomplet pour démarrer une stratégie à l’étranger. Néanmoins, il pose les bases d’une réflexion saine pour un projet réussi. Nous sommes très souvent tellement excités par notre business que nous en oublions le temps de la réflexion, de l’analyse et de la stratégie. Ce temps n’est jamais perdu et pourrait vous éviter bien des heurts et des tracas …